01.02.2012

L'Etranger

 
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- Qui aimes-tu le mieux, homme énigmatique, dis ? Ton père, ta mère, ta sœur ou ton frère ?
- Je n'ai ni père, ni mère, ni sœur, ni frère.
- Tes amis ?
- Vous vous servez là d'une parole dont le sens m'est resté jusqu'à ce jour inconnu.
- Ta patrie ?
- J'ignore sous quelle latitude elle est située.
- La beauté ?
- Je l'aimerais volontiers, déesse et immortelle.
- L'or ?
- Je le hais comme vous haïssez Dieu.
- Eh! qu'aimes-tu donc, extraordinaire étranger ?
- J'aime les nuages... les nuages qui passent... là-bas... les merveilleux nuages!

 
Petits poèmes en prose : L'Etranger ; Baudelaire

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Instant qui passe ...


Instant qui passe instant qui lasse et qui embrase
                            Tout
Le temps s'é-ti-re il nous ennivre et nous chavire
                             Nous
Pas un seul geste peu de tendresse qui ne soit
                             Dissouts
Et nous deux ivres de convoitise et de désirs
                             Fous
Plus rien qui blesse plaisir sans cesse le corps retombe
                             Mou
Douces prouesses baisers caresses et toute ivresse
                             Sous
La couette épaisse et la mollesse des oreillers
                             Doux
Le monde existe mais rien ne filtre deriière les rideaux
                             Flous
Tout ce que j'aime tout ce qui fait de nous des amoureux
                             Fous

Simona

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